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digit4cities: le blog des territoires numériques

digit4cities est le blog des territoires numériques créé par @dvantage. La société numérique de demain ne couvrira pas uniquement ce qu’il convient d’appeler l’économie numérique, c’est à dire tout ce que nous pouvons faire, lire, acheter, produire … sur Internet mais ira bien au delà dans tous les actes quotidiens de notre vie personnelle, sociale, professionnelle, citoyenne.

Internet est un média et comme pour tous les médias la création du lien social est essentielle, remplaçant ou renforçant les liens qui peuvent être tissés par la famille, l’entreprise, le quartier, la ville.

L’Internet du futur sera mobile, social et local. C’est l’une des conclusions des études récentes menées par @dvantage pour le compte d’un pôle de compétitivité mondial.

Mobile parce que les infrastructures des pays émergents sont avant tout basées sur les communications avec les mobiles. Social parce que l’échange, l’interaction deviennent la principale composante. Et enfin local parce que nous sommes des milliards à être uniques et que nous attendons d’Internet qu’il nous permette d’avoir accès aux informations qui nous concernent, nous intéressent, nous sont utiles, au moment voulu, à l’endroit choisi, avec le terminal approprié.

digit4cities a l’ambition de donner aux collectivités territoriales une vision complète des services, des contenus, des applications qui sont développés dans le monde, afin de leur permettre un choix raisonné de leurs priorités, une planification efficace, un partage d’expérience fructueux.

L’Internet du Futur est trop important pour être laissé à la seule initiative des aventures technologiques. En s’adressant au plus grand nombre, l’erreur, l’incertitude n’est plus possible. L’Internet du Futur doit être avant tout décidé, construit, organisé, exploité en toute connaissance de cause pour laisser à chacun l’espace d’initiative qui va permettre l’innovation, l’interaction des idées et des connaissances.

L’INFORMATIQUE EN NUAGES, OUI MAIS LOCALE.

A la suite des Etats Généraux de l’Industrie (EGI) en mars 2010, la Conférence Nationale de l’Industrie a été mise en place (juillet 2010).

Onze filières ont été identifiées et ont donné lieu à la mise en place des Comités Stratégiques de Filières (CSF) pour l’Agroalimentaire et les agro-industries, l’aéronautique, l’industrie ferroviaire, la chimie et les matériaux, l’industrie de santé, les services et technologies de l’information, la construction et la réparation navale, l’automobile, la bio-industrie, le luxe et création, l’industries des biens de consommation et de l’équipement). Ces CSF ont tous pour vocation à étudier les conditions de la réussite industrielle de la France dans l’Europe et donc parfois de sa ré-industrialisation.

Le CSF dédié aux Sciences et Technologies de l’Information (CSF – STIC) s’est organisé en groupes de travail, dont l’un d’entre eux a pour objectif de faire des propositions dans le domaine de l’Informatique en nuages ou “cloud computing”. Les premières constatations de ce groupe de travail révèlent l’hégémonie grandissante des 4 grands acteurs de l’informatique et de l’Internet (les “GAMI” pour Google, Apple, Microsoft, IBM). Cette hégémonie grandissante se traduit par une mutualisation intensive (le centre européen de Microsoft est en Irlande – aucun centre des GAMI n’est en France – est plus grand que l’ensemble des centres d’Atos Worldwide pour les cartes bancaires), ainsi que des outils de développement et d’exploitation des applications en nuage essentiellement “propriétaires” empêchant toute réversibilité de choix.

Les accès au nuage, se font dans les deux sens, tout le monde (autorisé) peut accéder au nuage et à la partie de ce nuage pour une entreprise ET réciproquement, par le nuage l’entreprise a accès au monde entier. En conséquence, la protection des données, la confidentialité, l’identification, deviennent essentielles, clés de voute de la “confiance numérique”.

La dématérialisation des échanges entre les différents acteurs sera un vecteur de localisation.

(ancêtre de la dématérialisation)

Comme le téléphone mobile est utilisé fréquemment à domicile, les échanges d’informations (dématérialisées ou non) sont essentiellement locaux.

Cette empreinte locale des échanges, va renforcer la nécessité d’une localisation de l’offre, du support, de l’assistance, en pleine connaissance des conditions locales d’accès et de collectes, des besoins locaux, des capacités locales. Ceci ne pourra pas être le fait de grandes structures “globales” (même répliquées sur le plan local).

La souplesse, l’agilité, la facilité de mise en oeuvre, … en adéquation avec les attentes des utilisateurs seront très probablement les facteurs clés de succès. Comme une très grande part des ces utilisateurs est constituée d’acteurs de petite à moyenne taille avec des problématiques différentes, des vitesses de développement différentes, … il faudra aller au plus près de ces derniers, c’est à dire à l’échelon local.

Le retard en France de l’équipement des TPE en matière de TIC  ne peut être en partie résolu que par l’informatique en nuage (paiement à la consommation, ne nécessitant que des investissements préalables réduits). La structuration des TPE-PME en grappes, en SPL, … facilite la mise en oeuvre de PaaS – Platforms as a Service (plate-forme “thématique” par exemple, facilitant pour un écosystème l’utilisation des applications dédiées au thème, à la profession…) -.

Cette adaptation à un écosystème local pour faciliter le développement économique local, des services d’assistance et de support locaux, notamment pour créer une économie collaborative entre les différents acteurs locaux, ne peut se faire que si des initiatives (en partenariat public privé éventuellement) prennent corps, tout en reconnaissant que cette structuration de l’offre ne sera rien si une structuration de la demande ne va pas de paire.

Se posera par ailleurs le problème de l’interconnexion des nuages, puisque si l’offre peut être locale, la dimension peut ne pas l’être et qu’il faudra donc veiller aux conditions d’interopérabilité des nuages.

L’ADEN (Association pour le Développement de l’Economie Numérique) encourage cette approche.

Chaque jour les Français sont de moins en moins égaux face à la santé, à l’éducation, à la justice, … en fonction de l’endroit où ils habitent, … .

Le système “français” est en train de s’effondrer et il faudra faire jouer en priorité l’interaction numérique dans un monde qui sera de plus en plus dématérialisé. Les relations entre les entreprises elles mêmes, entre les entreprises et l’administration, entre les entreprises et les clients, les utilisateurs, entre l’état ou les collectivités territoriales et les citoyens, … ne pourront pas échapper à la numérisation. Jusqu’à présent il s’agissait de permettre l’interconnexion entre quelques organismes de recherche ou quelques services de l’administration. Demain il s’agira de permettre la relation avec des millions de personnes, tous les jours, sur tous les domaines, dans tous les champs ou cette relation est pertinente.

C’est un autre défi, où la localisation sera importante.

L’enfer étant dans les détails, c’est le réglage de l’effet de mutualisation qui est délicat. depuis la plus petite collectivité territoriale jusqu’à la plus grande (nationale), en passant par les différents échelons, ou à l’opposé le nuage mondial, on assistera à une mutualisation croissante mais une localisation décroissante. Les cas de réussite sont certes nombreux mais moins nombreux que les cas en difficultés voire les échecs.

Localisation mais dans un cadre de cohérence, cadre qui peut être régional, national, voire européen. La perspective est donc essentielle et devra intervenir en premier lieu, seule démarche propre à faciliter la cohérence et donc l’optimisation de l’échelle économique.

LE POIDS D’INTERNET DANS L’ECONOMIE

McKinsey vient de publier une étude explicitant pour la première fois le poids d’Internet dans l’économie française. L’originalité de cette approche est qu’Internet est pris dans sa globalité. C’est donc une approche systémique où non seulement de “système” Internet est comptabilisé (le poids des composants, technologies, réseaux, serveurs, …) mais également les usages qui en sont faits (e-Commerce, e-Voyages, …).

Pour plus d’informations: impact d’Internet [McKinsey]

Nous sommes bien dans la société numérique où bon nombre d’actes de la vie quotidienne sont maintenant impactés par Internet, que ce soit dans la vie professionnelle (et là les marges de progrès sont encore immenses), individuelle, sociale, citoyenne, associative, … .

Ce qui est démontré, c’est qu’Internet contribue à la vie économique en représentant en 2010 quelques 3,7% du PIB. D’autres études, plus prospectives, établissent à 7% la part d’Internet dans le PIB à l’horizon de quelques années. La presse, établit le parallèle avec l’énergie, Internet aujourd’hui se comparant à ce secteur en termes de poids.

Ce poids d’Internet dans le PIB, n’est pas sans contreparties. Internet contribue à la croissance du PIB de trois manières: par les revenus qu’il génère, par les gains de productivité qu’il permet et par l’exportation des biens et des services qu’il facilite.

Deux autres points méritent l’attention:

  • la croissance: la croissance moyenne des revenus de la totalité de la chaîne de la valeur d’Internet se situe à environ 10% par an (tout en présentant de fortes disparités puisque si les droits sur les contenus croissent de 24% par an, les terminaux – du PC au smartphones – croissent de 3% par an).
  • le trafic: Cisco (Virtual Networking Index – VNI -) établit la croissance du trafic Internet à une multiplication par 26 entre 210 et 2015.

Ces deux facteurs montrent “l’effet de ciseaux” entre l’investissement (nécessaire pour écouler un trafic multiplié par 26) et les revenus, justifiant les mesures découlant de qu’il est convenu d’appeler la “neutralité du Net”. Ceux qui investissent (les opérateurs) ne sont pas ceux qui en bénéficient (la croissance des revenus des opérateurs n’est que de 6% par an).

SMART GRIDS: GESTION INTELLIGENTE DE L’ENERGIE

une collectivité (Grand Angoulême) + un opérateur (Covage) + un prestataire (bpl global) + un bailleur = un smart grid

Lors de DigiWorld 2010 à Montpellier (novembre 2010) Covage a présenté l’une de ses nouvelles réalisations, dans le cadre des conférences du séminaire sur les « hauts débits ».
Il s’agit sans doute d’une première où l’infrastructure et les services « intelligents » ont été pensés conjointement.

Covage a été retenu par le groupe VILOGIA HORIZON SA LE FOYER, bailleur social, pour déployer et activer la fibre optique dans 1056 logements sociaux sur la Communauté d’agglomération du Grand-Angoulême; et plus précisément sur les communes de Soyaux et Gond-Pontouvre. Il s’agit d’un projet FTTH (Fiber To The Home) porté par Solstice Grand Angoulême, la Délégation de Service Public (DSP) de Covage, en charge de l’exploitation du réseau très haut débit de l’Agglomération du Grand Angoulême.
BPL Global (U.S.A) est le fournisseur de système de mesure et de collecte et le prestataire de services pour l’eau, l’énergie et l’électricité (voir les deux vidéos accessibles par les liens ci-dessous).

http://www.youtube.com/watch?v=B6zyLjA6FHM&feature=player_embedded
http://www.bplglobal.net/eng/videos/easgreen-saves-energy-in-angouleme/index.aspx

(version de l’article: e-Energie #1 100310)

L’INTERNET DU FUTUR SERA MOBILE, SOCIAL ET LOCAL

Une étude récente d’Images & Réseaux (pôle de compétitivité mondial de
Bretagne & Pays de la Loire) à l’occasion de son Livre Blanc sur l’Internet
du Futur met l’accent sur l’évolution prévisible d’Internet. Outre la mobilité
qui reflète à la fois le souhait de pouvoir se connecter sur Internet à tout
instant et en tout endroit et le mode  de connexion privilégié d’une très grande partie des pays émergents et en développement (faute d’infrastructures fixes), les deux autres tendances (social et local), révèlent que l’échange est privilégié, notamment pour les informations immédiatement pertinentes, c’est-à-dire locales. Cette tendance est confirmée par de nombreuses études :

Cette tendance signifie que les contenus, les applications, les services
locaux vont prendre une grande importance et permettront de contribuer au
développement économique des territoires. Pour la première fois, les
territoires qui investissement dans les TIC, notamment dans les réseaux mais
également dans les contenus, vont y trouver un retour direct sur
investissement. Jusqu’à présent l’investissement réalisé pour le déploiement
des réseaux d’intérêt public n’avait permis que des retours indirects par le
biais des entreprises utilisant ces réseaux.

URBANISATION

L’investissement consenti pour le haut débit, l’investissement à consentir
pour le très haut débit, sont tous deux placés dans une perspective sur le long
terme (20-30 ans). Comment prendre en compte ces perspectives sans tenir compte
de l’évolution démographique, socio-démographique, sociale sur le même horizon.
Le monde proche, comme le monde lointain seront-ils identiques ou bien très
différents de ce qu’ils sont aujourd’hui ?

La caractéristique principale de l’évolution visible (prévisible) est l’urbanisation.

Ce phénomène est universel, aussi bien (peut-être même plus) dans les pays
en développement ou émergents que dans les pays développés. cette densification
aura deux très importantes conséquences : ce que nous construisons
aujourd’hui (et demain) connaîtra une densification importante et laissera donc
des zones blanches encore plus blanches (moindre densité), des zones grises
plus nombreuses et des zones noires encore plus noires (saturation).

(Source : New Cities Foundation)

Deux études pour comprendre :

DONNEES PUBLIQUES OUVERTES (OPEN DATA)

Si l’information locale devient essentielle pour l’Internet du Futur, les
collectivités territoriales qui détiennent une bonne partie des sources
d’information, vont être en première ligne. Plus encore, s’il s’agit
d’informations locales « volatiles » (évènement local, manifestation,
travaux, programme des spectacles, horaires des transports, trafic, offices de
tourisme, syndicats d’initiatives, occupation des parking,  … ) les autorités locales pourraient se voir impliquées dans la production de ces informations locales (contenus,
applications, services). Non seulement certaines de ces informations viendront
se « greffer » (mash-up) sur des informations permanentes détenues
par elles, mais un rôle de tiers de confiance pourrait leur être attribué pour
d’autres informations.

Il est donc nécessaire d’entreprendre un recensement de ces contenus, applications,
services qui seraient déployés, afin d’en déterminer les données nécessaires et
d’identifier les méthodes et moyens « d’ouverture » de ces données,
de maintien à jour, de diffusion, de protection, de confidentialité, …
relatives  à ces données.

Cet exercice a d’ores et déjà été abordé en France

Qui dit information locale associée à l’usage des téléphones mobiles dit
géolocalisation. Or ces données de géolocalisation posent problème. Elles sont
par nature même « privatives ». C’est pourquoi la Commission
Européenne s’apprête à réglementer l’usage de ces données.

RSLN (regards sur le numérique) , magazine trimestriel, publié par Microsoft, fournit une très bonne étude sur la France de l’Open Data.

D’autres pays ont également défini leur politique d’ouverture des données.
C’est le cas du Royaume Uni, pour lequel nous disposons d’une étude très
complète réalisée par l’Ambassade de France (l’ouverture des données publiques au Royaume Uni).

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